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Un chien akita inu tape dans la main

Partager sa vie avec un chien, c’est super ! A condition, évidemment, d’aimer les chiens – mais, ça, si vous êtes en train de lire cet article, c’est un fait acquis. Cependant à côté de l’affection et de la compagnie qu’il vous apportera, des balades qu’il vous amènera à faire, un chien c’est aussi des contraintes et des obligations qui peuvent vite se transformer en galère.  Voici donc, dix questions à se poser avant d’adopter un chien.

1. Êtes-vous suffisamment disponible ?

Un chien, c’est comme un enfant… mais qui restera toujours au stade d’enfant. Autrement dit, totalement dépendant de vous.

Evidemment, vous n’aurez pas besoin de l’emmener tous les lundis au cours de batterie, les mardis au chinois et les jeudis à l’athlétisme… Mais adopter un chien ça demande néanmoins de la disponibilité. S’il n’y a personne à la maison du matin au soir, il ne va pas aimer. Le chien est un animal de meute, il est « fabriqué » pour vivre en compagnie. Il a besoin qu’on lui consacre du temps, pour les sorties bien sûr, mais aussi pour d’autres interactions tels que du jeu ou des moments d’éducation. C’est indispensable pour sa santé mentale.

Ce qui ne veut pas dire, non plus, qu’il ne peut pas rester seul quelques heures, dans la journée, à condition que vous l’ayez progressivement habitué à cela. Sinon, gare aux aboiements et aux destructions.

2. Êtes-vous prêt à le sortir par tous les temps, plusieurs fois par jour, y compris le soir après Netflix pour un dernier pipi ?

Eh oui, avec un chien, finis les week-end cocooning, sans mettre le nez dehors. Et ça vaut aussi, quand la météo est bien pourrie. Un chien a besoin de sortir au minimum 4 ou 5 fois par jour pour se soulager, matin, midi et soir, avec au minimum une longue balade dans la journée.

Pour respecter ses besoins et son bien-être, il faut prévoir, en moyenne, 2 à 3 heures de sorties quotidiennes. Et le soir, même quand vous mourrez d’envie d’aller vous coucher, il faudra le sortir une dernière fois. Car si on peut se passer de se brosser les dents avant d’aller au lit – même si c’est déconseillé par votre dentiste!!! – on ne peut pas sauter le dernier « pipi » du chien.

Si vous avez la chance d’avoir un jardin, ça vous simplifiera un peu les choses, mais ça ne vous dispensera d’au moins une balade quotidienne à l’extérieur.

3. Avez-vous un budget suffisant à lui consacrer?

Vivre avec un chien, cela coûte de l’argent. Tout d’abord, pour faire son acquisition. Il faudra compter entre quelques centaines de francs, si vous l’adoptez à la SPA, et plusieurs milliers de francs, si vous vous décidez pour un chien de race, en fonction de la race et de l’élevage. Mais ça, à la limite, ce n’est rien.

C’est ensuite que cela va vraiment chiffrer. Il y a les frais de départ : laisse, collier, passeport, paniers… Mais surtout les frais réguliers : nourriture, vaccins, pension pendant les vacances… Sans oublier d’éventuels problèmes de maladie ou d’accident.

On peut estimer qu’un chien de 20 kilos représente un coût annuel d’environ 2’500 fr par an, soit près de 200 fr.  par mois. Ou encore près de 30’000 fr. au total si le chien vit 12 ans. Ces chiffres peuvent évidemment être plus élevés, notamment en fonction de la nourriture que choisirez de lui donner.

4. Avez-vous des solutions pour les vacances ?

Avec un chien, on oublie les week-end surprises, il faut s’or-ga-ni-ser.  Et cela vaut aussi pour les soirées entre copains, et les apéros qui durent, à la sortie du bureau.

Avec un chien, quand on veut partir quelques jours ou rentrer tardivement à la maison, il est indispensable d’avoir des personnes sur qui compter, ou une garderie ou pension, pour le prendre en charge. Et donc d’anticiper. Et s’organiser…

Il faudra aussi trouver des solutions pour les vacances. Soit, en choisissant une destination où vous pourrez emmener votre chien avec vous. Ce qui peut être très fun, à condition que vous ayez pris le temps de bien l’éduquer et de bien le socialiser.

Si votre chien ne peut pas vous accompagner, il faudra trouver une solution de garde. Des amis, de la famille, une pension… Ce qui demande là aussi de s’organiser, et qui, selon la solution, peut impliquer un certain budget.

5. Êtes-vous prêt à trouver des poils dans votre appartement ?

Les poils qui tombent et s’incrustent dans le tapis, les odeurs… ça fait aussi partie des « joies » et des dix questions à se poser avant d’adopter un chien. Tout comme les petits accidents digestifs et les pipis sur le tapis pour les jeunes chiots.

Il y a aussi les pattes sales, les poils mouillés, quand la météo n’est pas au beau fixe. Et cela, durant toute la vie du chien.

Ce qui ne signifie évidemment pas que vivre avec un chien c’est accepter de vivre dans une porcherie. Evidemment pas. Mais cela impliquera forcément de tolérer quelques désagréments, et faire davantage de ménage.

6. Êtes-vous prêt à composer avec ses bêtises?

Un chiot, ça fait des bêtises. Comme un enfant… Il ne tiendra donc qu’à vous de lui apprendre les règles que vous fixerez. Tout en sachant que vous devrez également être prêt à composer vous ne les éviterez pas toutes.  Pour éviter les accidents, mieux vaudra éviter ce qui est à sa portée. Une boîte d’allumettes est vite avalée, une paire de chaussure vite transformée en passoire…

Une fois, adulte… Vous ne serez pas non plus à l’abris que votre chien vole le rôti à sa portée – ça vaut également pour les hamburgers et les poulets grillés -, dès que vous aurez le dos tourné. Y compris s’il est bien éduqué. Un chien restant un chien.

Par ailleurs, un chien laissé seul trop longtemps à la maison pourra également mettre sens dessus-dessous votre maison pour calmer son stress ou par ennui.

7. Avez-vous suffisamment de temps et de patience pour l’éduquer ?

Dès que le chien ou le chiot arrive à la maison, il faudra commencer à lui apprendre vos règles, en faisant tout à la fois preuve de cohérence (c’est « oui » ou c’est « non » et on s’y tient) de fermeté et de bienveillance.

Avec un chiot, il faudra également faire preuve de patience et de compréhension pour mettre en place son éducation. La propreté, par exemple, ça s’apprend et ça peut être long.

8. Êtes-vous prêt à le considérer comme un chien?

En adoptant un chien, vous adoptez… un chien. Alors, certes, il fera partie de la famille. Et il fera un des efforts infinis pour vous comprendre et vous plaire. Mais un chien a aussi ses propres codes et ses besoins. En les niant et en le traitant comme un humain, ou même comme un bébé, vous risquez, malgré vous, de l’amener à développer des troubles de comportements qui pourriront tant votre vie que celle de votre chien.

9. Êtes-vous prêt à supporter qu’il bouge à la maison?

Un chien n’est ni une peluche, ni un robot qu’on peut débrancher quand on en a assez. Ca bouge !!!  Je vous dis ça, parce que c’est un des principaux sujets de plaintes des propriétaires de chiens auprès des comportementalistes. « Mon chien bouge », « Il me suit tout le temps »… Ben, oui, c’est un chien. Et s’il passe un certain nombre heures dans la journée à dormir, il a évidemment aussi des périodes d’activité. Durant lesquels il peut faire des bêtises. Surtout, si vous ne répondez pas à ces besoins. Comme on l’a déjà dit : un chien a besoin de se dépenser sur le plan physique et mental.

10. Êtes-vous prêt à vous engager pour 10-15 voire 18 ans avec lui?

Si vous l’adoptez bébé, votre chien va vous accompagner durant de très longues années. Ce n’est pas un être qu’on accueille chez soi, après avoir craqué sur sa bouille irrésistible, et dont on se sépare quelques semaines plus tard, faute d’avoir réfléchi aux implications que cela entraine. Ou parce que l’attrait de la nouveauté n’y est plus.

Vous avez répondu oui aux dix questions indispensables à se poser avant d’adopter un chien ? Alors, vous êtes prêt pour accueillir le toutou de vos rêves.  Et vivre un grand bonheur à ses côtés.

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